15 novembre 2009
Des jouets vintage sous le sapin
Comme j'ai pu l'écrire précédemment c'est sympa de retrouver des jouets de sa prime jeunesse du millénaire dernier, mais quand ceux-ci son MIP (Neuf et complet dans sa boîte d'origine jamais ouverte) et à des prix défiants toute concurrence même pour du neuf actuel, on risque vite de tomber dans une fièvre acheteuse que rien ne pourra arrêter hormis mon budget indigent de mère de famille.
Mais vous savez comme moi que seul le Père Noël nous révèlera au petit matin ce qu'il aura apporter à nos bambins pour toutes leurs bétises bonnes actions de l'année écoulée ! Nous parents ne faisons que payer les jouets. Oui, parce que sinon moi-même je serais dans les starting-bloc dès le 26 décembre 00h01 pour faire ma liste digne de "Extrem Makeover".
(^ La même cuisine Barbie de mon enfance, Princesse Boucleline et d'autres vêtements de diverses marques, la Barbie Love'n Music assortie à mon ancienne Skipper, et un jogging Véronique et Davina "Gym-Tonic" du célèbre "tou-tou you-tou". Collector !)
Promis je posterais les photos après Noël, il se pourrait même que je scanne les boîtes.
Merci à Isabelle.
08 novembre 2009
Les brocs de Noël sont de retour
Après une petite pause de vacances scolaires, et donc de Mon Petit Article du Dimanche afin de me consacrer entièrement à mes deux petites terreurs, me revoici. Et à l'approche des fêtes de la Noël, qui dit petite terreurs dit a contrario jouet pour enfants sages. Déduisez que actuellement c'est la pleine période des brocs de jouets comme la bourse aux jouets comme ce matin même dont je ne peux résister à vous montrer quelques photos.
L'avantage de cette broc fut qu'elle proposait aussi une grande brocante dans une pièce juste à côté. Avantageux si l'on cherche des petits cadeaux pour toute la famille.
Merci à Isabelle.
A noter : J'y ai croisé par pure hasard la gentille dame dont je parlais dans un post précédent qui s'était aussi fait voler sur la brocante Lobau... Elle m'a appris que les instigateurs de "tous" les vols de la journée avaient rapidement été retrouvés par la police. Il s'agissait en fait d'un jeune couple avec une petite fille de 3 ans dont la maman était déjà très enceinte. Je m'en suis rappelée sans problème pour les avoir vus plusieurs fois faire le tour des lieux. Semblent-ils demandeurs d'asile, cette sombre affaire ne servira probablement pas leur intêret ni ceux de leur enfants qui se retrouveront certainement en foyer dans peu de temps au vue de la multitude de larcins déjà commis par leurs deux chers parents ! Pour être parents et prendre des risques pouvant conduire derrière les barreaux il faut juste être complétement inconscient. Pauvre bébé, pas encore née (la maman m'avait confié que ça devait être une autre petite fille) et déjà délinquante par procuration du ventre maternelle. Sympa comme héritage.
18 octobre 2009
Bourse aux livres caritative
J'aime bien les bourses aux livres caritative, toujours l'occasion de tomber sur de vieux livres de notre enfance ou souvenirs de bibliothèques scolaires. Le seul bémol dans ce type de bourse : le rangement. Forcément, plusieurs centaines de livres tous alignés sur la tranche sur plusieurs mètres de table sans aucun ordre alphabétique ou même classement distinct... Autant dire que tomber sur l'objet de ses désirs relève du miracle.
Mais on trouve aussi parfois sur des morceaux d'anthologie littéraire comme le "Guiness des inventions 1983". J'avoue ne pas avoir osé y jeter un oeil, avec des émissions TV du type "le meilleur des années 80" trop "top délire mégagroove". J'ai déjà l'impression de dater alors inutile d'en rajouter une couche.
Sur ce, je vais prendre ma tisane et au dodo. Ouahhh, 21h passée, ce soir ça frôle "Boris soirée Disco" ! ".
11 octobre 2009
Petite bourse aux plantes avant l'hiver...
Bientôt les feuilles automnales auront tout recouvert. Mais avant ça, comme pour retenir les dernière fraises et dernières couleurs de l'été, l'heure est au troc de plantes en tous genres... Une très bonne initiative de la ville de Malzéville qui permet à tous de venir avec ses plantes ou boutures dont il n'a plus l'utilité pour les échanger contre d'autres spécimens.
Sur place vous pouviez aussi découvrir un stand agricole de jus de pomme artisanal (sur lequel j'ai été "shootée" une première fois dégustant un verre gentiment offert, sans savoir pour quel papier c'était, si vous trouvez la photo merci de me contacter :-)) ; un autre sur le tri sélectif, le miel artisanal mais aussi sur le problème de l'invasion des coccinelles Asiatiques menaçant l'éco-système Européen...
Mais pour que ce type de manifestation soit encore plus profitable pour tous voici une petite leçon de Tatie Bonnes-Manières à retenir pour la prochaine édition tirée des remarques des organisateurs :
- Je ne me contente pas de venir recupérer des plantes gratuitement sans en amener moi-même. c'est un contre un. Règle primaire du troc.
- Je ne me contente pas d'amener des plantes a moitié desséchée datant de la canicule de 2003 morte, taillée comme une coupe de Tokyo Hotel biscornue, ou même SDF sans pot.
- J'évite aussi les grands prématurés boutures péréclitantes improvisés sans racines.
- Je fais un minimum d'effort de présentation avec un pot propre en bon état, de la vraie terre et non un amas de boue caillouteuse...
- Je ne pousse pas le vice en rentrant chez moi et directement revendre sur eBay. Auquel cas c'est certainement que je n'ai rien compris à l'esprit de la "bourse" et qu'il vaudrait mieux la prochaine fois que je m'abstienne de revenir au risque de me faire jeté(e).
Bien sûr toutes ses petites règles sont adaptables à tout type de troc, beaucoup oubliant que "troquer" ne veut pas dire "refourquer" mais "échanger", c'est tout bête mais beaucoup l'oublie. Où est la frontière ? Certainement à partir du moment ou les objets concernés n'ont plus d'utilité réel : Magazine TV périmé, timbre oblitairé... Ou plantes complétement cramés !
04 octobre 2009
Jouets de notre enfance : Amour perdu ?
On se souvient tous de notre ourson préféré ou de cette maudite poupée parlante offerte pour un Noël dont on cauchemarde encore après une unième diffusion de Chucky à la télé ! Ce cauchemar devenu réalité pour moi depuis que ma mère, après l'avoir retrouvée au fin fond d'une malle à Grenoble, a eu la merveilleuse idée de la ramener à ma fille qui bizarrement l'adore. Sans doute parce que depuis le temps le diabolique mécanisme a rendu l'âme.
Les vide-greniersvide-greniers sont aussi souvent l'occasion de retrouver de vieux "copains" dont on n'avait oublié l'existence et qui à leur seule vue vous font ressurgir toute une gamme de souvenirs en technicolor dignes de la parade d'Euro Disney. Cette parade après laquelle vous avez été malade comme un chien après avoir englouti trop de frites ultra grasses, absorbées par le spectacle de cette théière dansante... La brocante des enfants exclusivement réservée à la vente de jouets en tout genre ayant eu lieu la veille, cela aura permis aux parents de ressortir par la même occasion tout ce dont ils voudraient bien se séparer et pour certains de représenter les invendus le lendemain au grand vide-grenier. Mais parmi tout ce brique à braque l'on pouvait aussi trouver de véritables pièces digne d'intérêt telle que de vieux Goldorak d'avant l'ère des infâmes Pokémons et autres Albators, ou Dorothée magazine...
Trouver aussi ces trois pièces de costumes de l'Opéra de Nancy, achetées lors d'une vente aux enchères caritatives, dont la propriétaire s'est lassée depuis...
Intéressé? Et bien parceque je suis une artiste plutôt sympa qui ne fait pas uniquement de la promo contre un chèque à plusieurs zéro - au minimum deux s'il vous plaît ! ouahhh... -, je vous donne ici les coordonnées de ces deux vendeurs jusqu'au 16 octobre.
Bonne broc !
27 septembre 2009
Brocantons caritatif : Les vide-greniers associatifs
La Brocante a ça de merveilleux que de trouver des articles aussi incongrus qu'inutiles ou bien la perle rare que l'on n'aurait jamais pensé ramener le matin même. Dans ce cas, les brocantes associatives tirent largement leur épingle du jeu en proposant des articles de tous domaines puisque, contrairement aux particuliers qui ne disposent que de leur propre approvisionnement dans leur propre goût, disposent ici de tout un panel d'approvisionnement regroupant toutes les classes socio-professionneslles pour un maximum de diverssité.
Mais ce n'est leur seul point fort puisque certaines associations en la chance de dispose bénévolement d'un "courtier" chargé d'évalué la valeur réél sur le marché des objets mise en vente. Comprenez que au lieu d'avoir à faire à un particulier lambda qui voudra absolument se débarrasser de ses objets d'occasions à des prix défiant toute concurrence (au risque parfois de vous faire avoir), ces associations s'engagent à vous vendre des articles en état de marche et/ou "certifié" complet par leur(s) courtier(s).
Évidemment si vous achetez une veille radio d'avant-guerre il est compréhensible que vous ne pourrez pas y capter grand chose ! En principe une tolérance pour les objets ayant dépassés 20 ans est permise sans trop abaisser le prix s'ils sont incomplets ou défectueux, a noter que les pièces manquantes ne doivent pas gênées son "utilisation principale" (pirate sans épée, lampe sans abat-jour...). A contrario un petit jouet, par exemple, qui ne serait pas une édition particulière de moins de 20 ans sans emballage ni aucun accessoires ne vaut plus grand-chose : entre 1 et 2,50 € maximum souvent moins selon son état "joué". Car dans toutes les sortes de chine vous devez garder à l'esprit que neuf signifie"un objet jamais sortie de sa boîte elle même jamais ouverte" ce qui fait toute la différence, et le prix !
En chinant sur un stand associatif vous répartirez avec un objet qui a été contrôlé mais aussi acheté à un prix véritablement "Équitable" : Les prix fixés par le courtier vous assure le meilleur prix du marché compte tenue de l'état réél de votre article, et la somme perçue par l'association sera intégralement reversée à ses oeuvres.
Associations qui organisent des brocantes associatives sur Nancy:
Avec courtier : Association Malzéville Petite Enfance : Toute l'année sur internet (de nouveaux articles tous les mois) + Soldes durant les fêtes + 1 vide-grenier par an généralement avant la rentrée scolaire.
Sans courtier : Association Notre Dame de Trupt : 1 fois par an le dernier week-end de septembre
19 septembre 2009
Rentrée littéraire 2009 : Le livre est "dans la place"
Lorsque l'on est maman, une attention toute particulière est apportée à l'éducation de ses chères petites têtes blondes et ce afin de ne pas rater le coche de la précieuse "soif d'apprendre". Il n'est pas question non plus de mettre entre leur main un ouvrage trop complexe hors de leur compréhension qui les découragera de toute future lecture, et juste pour tenter un "moussage" de la maîtresse et autres parents présents, qui eux vous regarderont de travers, à la réunion du début d'année.
Bien plus qu'un simple évènement culturel "Le livre sur la place" de Nancy est-il aussi un véritable forum de rencontre entre lecteurs et auteurs qui, si vous avez la patience d'attendre, auront plaisir à vous dédicacer leurs oeuvres. Ouvert du 18 au 20 septembre sur la place de la Carrière pour sa 31ème édition vous pourrez y rencontrer des personnalités culturelles aussi diverses que Stéphane Bern (ouverture avec son émission "Le Fou du Roi"), Frédéric Beigbeder, Patrick Poivre d'Arvor et bien d'autres sans compter plus de 450 auteurs.
Il m'était donc impossible de ne pas aller y jeter un oeil ne serait-ce que pour rencontrer Anne-Laure Bondoux auteur du "Prince Nino à la Maternouille", vanté par une maman-copine, qu'elle aura eu la gentilesse de dédicasser à ma petite Claudia rentrée justement cette année en première section.
Un conseil tout de même : inutile de vous précipiter dès 8h du matin ou entre midi et 14h00, les auteurs seront pour la plus part tous encore au restaurant pour ne se présenter seulement l'après midi avec beaucoup de retard. Il faut dire que certains artistes apprennent vite à jouir du défraiement comme des savonettes d'hôtel gratuites. C'est vrai que les temps sont dures pour tous le monde, même pour les imposables a l'ISF. Chacun voit midi à sa porte, maintenant supporter difficilement ceux qui prennent leur job au dessus de la jambe en se disant en leur fort intérieur "Je ne suis pas n'importe qui moi, ils attendront bien"; et bizarrement ce sont souvent des gens qui un an auparavant n'étaient même pas dans le métier et qui s'évertuent lors des interviews à raconter comment ils ont su qu'il était fait pour ça et comment ils comptent, par exemple, devenir une célébrité internationale à l'américaine avec un aplomb qui ferait mourir de honte un Rapeur Marseillais. C'est pour dire. Mais j'imagine que c'est dans l'air du temps...
J'en profite pour vous rapeller que ce week-end et partout en France ce sont les journées du patrimoine. Voici quelque photos de "L'Aquarum de Nancy".
( (!) Attention une partie de l'étage supérieur est consacré à une exposition pour adulte. Pas très familliale comme idée. Les museum ont t'ils besoin de se rabaisser à de pareil exposition ? (!) )
13 septembre 2009
L'affaire du portable : la petite phrase qui tue
Lundi matin, armé de mon fils dans les bras, j'amenais ma fille à l'école quand mes yeux se posent sur un portable à terre certainement égaré par son propriétaire. Compatissante à l'égard du probable adolescent, "coupé du monde" par cette perte insurmontable, je prends le temps de la ramasser. Rentrée chez moi, je me permets de jeter un coup d'oeil au répertoire dans l'espoir d'y trouver un "papa" ou "maman" pour l'informer de ma trouvaille. Rien. Répertoire vide. Là je me dis que c'est triste d'avoir un portable mais pas d'amis... puis vers 14h ça sonne ! Arrivée trop tard j'appuie sur la touche "rappeler". Ça décroche :
- Petite voix d'une femme "oui ?"
-moi, balbutiant : "euh, bonjour, je ne sais pas sur qui je tombe exactement, vous venez d'appeler sur un portable que j'ai trouvé ce matin..."
- la voix empressée : "oui , ça m'appartient, vous le me ramener chez moi ! Parceque la rue de derrière c'est tellement loin et j'ai la flemme de venir chercher mon propre portable que j'ai perdu moi même"
Un blanc. En une ou deux secondes je me dis " et tu veux pas non plus que je te le ramène avec des petits gâteaux ?"
-re-moi, poliment l'air désolé : "Là non, je travaille et mes bébés dorment à l'étage... "
Vers 16h la propriétaire en question d'une cinquantaine d'années sonne à ma porte, elle se présente, je lui remets son téléphone et là, quand on s'y attend pas, la petite phrase de conclusion qui tue :
-"Désolée j'ai pas de monnaie"
Je bloque. Mais je demande rien moi. "Désolée j'ai pas de monnaie". Imaginez, toi qui avait fait ça par pure beauté du geste tu réponds quoi ? "ben attendez, bougez pas, on va aller ensemble au distributeur" ?. En fait, c'est la phrase typique et toute bête de la personne bien contente que tu lui ais fait économiser le prix d'un nouveau téléphone mais trop radine pour un quelconque remerciement ce qui la rend honteuse. Et c'est ce même petit sentiment de honte qui la force à sortir cette phrase des plus naze "désolée j'ai pas de monnaie"!
"euh... non mais c'est bon, merci d'être venue chercher votre portable parceque que j'allais pas pousser mes bébés hors du lit à l'heure de la sieste pour faire le taxi des objets trouvés"
Alors que dirais Tatie Bonnes-Manières : Que si tu ne veux pas remercier tu prends ton téléphone et tu conclues juste par un "merci" et c'est tout. Par contre si tu es un minimum civilisé, tu reviendras dans la semaine au moins apporter une boîte de chocolat afin d'exprimer un minimum de gratitude à cette personne fort gentille qui aurait très bien pu vider ton forfait avant de le revendre au marché noir comme le font beaucoup dans notre société emprunt d'individualisme.
En tout cas, ça fait une semaine et toujours pas de boîte de chocolat. Sniff-sniff. Promis si j'ai des nouvelles je vous tiendrais au courant.
06 septembre 2009
C'est la rentrée, c'est mon 1er "Petit Article du Dimanche" ! fesons donc une brocante
Impossible d'y échapper c'est bien la rentrée. Au placard paréo et retour au bureau. Même si évidemment quand on est génétrice les vacances sont loin d'être ce qu'elles étaient avant l'arrivée du bébé tant désiré ! Je suis donc heureuse de vous présenter aujourd'hui mon 1er article personnel pour ce blog officiel, tapé de mes propres petites mains. Un projet dont j'avais vraiment envie depuis longtemps. Tous les dimanches j'aurais donc le plaisir de vous proposer un article concernant un évènement particulier de ma semaine pouvant tourner autour des jolies choses anciennes, la famille ou encore une anecdote amusante. Et aujourd'hui je vais justement vous parler brocante :
Tout adepte de la puce et du vide-grenier en tous genres sait que ce 5 et 6 septembre avait lieu la braderie de Lille, mais c'est aussi justement ce dimanche 6 qu'avait lieu la grande brocante annuelle du boulevard Lobau à Nancy, qui a le droit chaque année à son petit encart avec photo dans la presse... Vous savez ce genre de brocante où, en tant que vendeur, on se dit pouvoir passer une journée agréable à parler vieux corset ou métiers d'antan tout en faisant un un bon chiffre. Et bien Lobau n'est pas de ces brocantes là.
Déjà les choses avaient mal commencées. Inscrite il y a environ trois mois (compter préalablement deux mois pour joindre quelqu'un au numéro de téléphone donné par le site de mise en relation) je n'ai eu le reçu du paiement de l'emplacement (confirmant l'attribution effective d'un emplacement) seulement cinq jours avant le jour J. Quand on réfléchit deux secondes au travail qu'il faut abattre pour une seule personne afin d'inventorier, trier, étiqueter, et ranger de façon organisée plus d'une centaine d'articles différents en seulement cinq malheureux jours, ceci en pleine rentrée des classes en surplus de la gestion quotidienne du microcosme de chaque mère de famille je vous l'assure, "et ben c'est pas triste". Après quand on a la chance d'avoir un mari qui travaille pour l'état qui vous nomme à l'autre bout de la France (-seulement 500 petit km- comme quoi ça n'existe pas que dans le privé contrairement à la croyance populaire) on comprend vite que l'on ne pourra pas compter sur papi-mami pour garder les petits loirs et que eux aussi devront se lever à 4h30 du matin dans le froid avec papa pour accompagner la maman qui n'a pas son permis de conduire au déballage.
5h45 du matin. Température extérieure 6°. Arrivée sur un boulevard Lobau encombré par plus de vingt minutes d'attente car les organisateurs n'avaient prévu, oh stupeur, qu'une seule entrée pour plus de 250 exposants ! Là on se dit que l'on va devoir vendre deux fois plus rien que pour amortir le prix de l'essence.
Papa ayant ramené notre progéniture au foyer familial, vient ensuite la mise en place du stand, "La" vitrine du brocanteur. Un stand sur un emplacement loué évidemment en totalité qu'il me faudra, bon gré mal gré, partager avec ma voisine qui aurait, par mégarde des placeurs, était lésée de deux mètres. Je ne fais pas d'histoire mais refuse tout de même de plus me déplacer sur la route sans autorisation des organisateurs puisque responsable en cas de d'accident. Logique me direz vous. Ce que je ne comprend pas c'est que plus tard cette même voisine invitera une amie à la rejoindre (comprenez sans être déclarée ni paiement d'emplacement). Il m'a semblait que ayant dû partagé mon emplacement (payé pour moi) avec elle cette initiative n'était pas exactement bienvenue, mais devant la sympathie apparente des deux dames je m'interdis toute remarque mis à part quand une de leur cliente se permettra d'étaler son manteau sur ma chaise effets personnels ranger derrière mon stand, au passage technique parfaite pour un possible "emprunt" ni vu, ni connu lorsqu'elle reprendra ses affaires.
- Moi, poliment : "veuillez m'excuser, c'est le stand d'à côté"
- La même cliente, l'air autain et assuré : "oh ça ne gêne personne" en ajoutant son écharpe par dessus sa veste déjà posée.
- Moi, plus fermement : " si justement regardez, ici c'est chez moi" d'autres clients voulant rejoindre le portant d'à côté coupent directement par mon stand.
- J'ajoute un peut plus fort : " Non, là on m'envahit, Le portant n'est pas à moi. Merci de ne pas traverser pas mon stand s'il vous plaît".
Résultat pour avoir cédé de mon emplacement j'ai passé ma journée à surveiller mon stand à 360°. Ce qui n'aura pas suffit à éviter le vol d'un lot de biberons avec tétines neuves et d'un tire-lait manuel en parfaite état pour une valeur totale en magasin de plus de 60 €. Articles ayant été mis en vente, de plus, au bénéfice d'une association caritative.
Ça c'est cool. En tant que vendeur on a déjà du mal à se défaire d'objets personnels (surtout quand ils sont reliés à vos enfants d'une façon aussi intime qu'un tire-lait) mais quand ils partent sous la veste d'un voleur, à ce moment vous avait juste envie de tout remballer. A ce propos je me demande quelle sorte de personne il faut être pour oser donner à manger à son nourrisson via un objet volé à d'autres enfants (via l'assoc) spoliés par son geste impudent. Bravo, belle leçon. Coïncidence ou pas un "campement" était établi à pas même 50 m de là (Oui, une jolie surprise découverte au petit matin du déballage). On a donc, bizarrement, eu le droit à divers vols de sac à main, papiers d'identités, ou encore à l'étalage qui se sera mal terminé pour l'un d'entre-eux pris sur le fait par l'exposant qui devant sa résistance à attendre les forces de police s'en tire avec une bouteille en verre sur le crâne. Il finira par s'enfuir la tête en sang. Et dans tout ce tohu-bohu, naturellement aucune trace des organisateurs de toute la journée.
Et puis ce qui agace ce sont les propositions de prix totalement indécentes de la très grande majorité des visiteurs, certains mimant s'y connaître un rayon mais ne sauraient pas faire la différence entre un Daum et un Pyrex. 0,50 € pour une plaque émaillé tiré en série limitée sous blister, 3 € pour un wok induction neuf avec tous ses accessoires sous emballage d'une valeur de 45 € ou même chez ma voisine 0,10 € pour un napperon ancien brodé main. Ces personnes là ont aussi leur technique pour tenter de faire baisser les prix qui peuvent être perçus comme de véritable insulte. Ainsi j'ai eu le droit sur une combinaison pilote de grande marque neuve avec son étiquette indiquant 58 € prix magasin :
- Une femme, l'air dédaigneux : "Regarde, c'est de la mauvaise qualité ça se voit !"
Notez aussi le tutoiement, un peu comme si après tout on avait gardé les vaches ensemble vous voyez. Un peut plus de la moitiée des personnes m'ont tutoyé durant cette journée. Une familiarité bien désagréable à la longue. Un laisser aller qu'il m'a fallu parfois stopper net quand certains s'égarent à penser que faire du charme "lourdo" à la vendeuse (mariée et mère de famille de surcroït) est une technique comme une autre. Alors quand certains petits malins en fin de journée font le tour pour demander des dons, j'avoue, la coupe est pleine.
Bilan de la journée entre les frais et vol le chiffre de l'association s'est placé en négatif. Aucun organisateur sur place, aucun service de sécurité, fréquentation douteuse... Merci et au revoir, Lobau tu m'as eu, Lobau tu ne me verras plus ! Heureusement le soleil lui était au rendez-vous...

















